Gribouillimousse

Ce blog est avant tout un blog de filles. Un blog où la vie est un concept où le mot féminité prend tout son sens...

24 juin 2010

Joies et autres petits plaisirs du métro

m_tro_bond_C'était bien, hein, ce matin ? Vous avez apprécié ce looonng passage sous terre ?! Oui ? Moi aussi... Par quoi commencer ? Déjà, en m'habillant ce matin sur les coups de 7h30, malgré ce beau soleil, j'ai opté pour un petit gilet car, le matin, pour moi, le fond de l'air est frais. Au moins, dans le métro, on a plus froid.

En sortant de chez moi et en arrivant devant ce terrible gouffre, qui est l'entrée du souterrain, la bousculade commence. C'est tout juste si cette vieille conne ne vous pousserait pas dans les escaliers en vous faisant dégringoler 30 marches pour pouvoir passer, elle et son gros cul, juste devant vous. Alors que, franchement, devant ou derrière vu le nombre de personnes piétinant dans les escaliers, ça ne change pas grand chose...
Arrivée, portée par la foule, les pieds ne touchant que très peu le sol sale, devant les tourniquets, poussée par les nains derrière moi, je me retrouve prise en sandwich entre la mémé qui, avec son toutou sous le bras, a eu la bonne idée de  prendre le métro à cette heure-ci en se disant que ça lui permettrait de voir du monde (elle va être servie) et les enragés de derrière qui me poussent inlassablement afin que je la piétine pour qu'on aille plus vite. Après avoir envisagé, le temps d'une seconde, d'écraser la mamie sous mes talons aiguilles, je retiens la meute le temps que nous passions elle, son clébard et moi par les tourniquets.
Je me retrouve assez vite devant mon quai, noir de monde bien entendu, en me demandant déjà comment cette masse fait pour respirer. Courageuse, je me lance dans la foule, me faufilant, tant bien que mal, dans le tas afin de trouver 2 ou 3 cm² afin de poser le bout de mes escarpins. Ne parlons pas, bien sûr, de l'odeur pestilentielle planant au-dessus de cette troupe qui, en un rien de temps, vous fait remonter le café avalé en vitesse... Un léger coup d'oeil sur le panneau : "Quoi ?! Le prochain train est dans 12 minutes ??!! Je croyais que c'était un train sur deux..." Pas la peine d'essayer d'ouvrir un journal gratuit qui vous laisse les mains sales, je n'ai pas la place ne serait-ce que de glisser la main dans mon sac. Je m'amuse donc, en attendant, à regarder les gens se pencher à angle droit au-dessus des rails pour voir si, par hasard, le train n'arriverait pas quand même. C'est bien connu, la ratp est toujours en avance. Si le panneau affiche 12 minutes, on a toutes les chances qu'il se pointe d'une seconde à l'autre ! Cependant je dois reconnaître que la ratp a pensée à nous ! Afin qu'on ne s'évanouisse pas sur place, ils nous occupent, pour nous faire tenir, en nous abrutissant de messages à la con, en nous expliquant le nombre de train qu'il y a par ligne et en nous répétant qu'il faut faire attention aux pickpockets. Autant nous dire : "C'est la merde, si vous changez d'itinéraire ce sera pareil et, en plus, avec un peu de chance, on va vous piquer votre portefeuille pendant que vous serez compressé comme votre crâne dans un bonnet de bain !". En plus, la voix de la bonne-femme au micro grésille et ça nous pète les tympans ! On pourrait peut-être, en s'y mettant tous, leur faire un procès pour ça...
Enfin, me sortant de ma léthargie, le métro arrive. Ouf ! A défaut que ça soit mieux dedans, on se rapprochera quand même du but ! Mais là, c'est le drame ! Celui-ci est aussi rempli qu'une boîte de conserve pleine d'anchois (l'odeur à l'ouverture des portes me confirme d'ailleurs mon impression) et personne, pas un pékin ne descend. C'est dingue, je suis en début de ligne et déjà tout mon arrondissement s'est donné rendez-vous pour une teuf géante sur ma ligne ! Je pense un instant à remonter à la surface et à marcher jusqu'au premier arrêt de ma ligne pour tenter d'avoir une place (ca me fait 1h de marche quand même), mais déjà je suis emportée par la foule qui me traîne, qui m'entraîne et j'ai beau lutter et me débattre je me retrouve écrasée contre le wagon (c'est du Piaf moderne). Le gros costaud, derrière moi, déboîte l'épaule d'une petite nénette debout à l'entrée et entre comme un rugbyman dans une mêlée. Classe le mec ! Perso, je m'extirpe de là, ce n'est pas la
peine, il n'y a pas la place de mettre un anchois de plus dans cette boîte là.
Je m'en retourne donc à mon quai avec la plupart des autres qui ont, eux aussi, renoncés à se mettre dans ce foutoir. Seulement d'autres personnes continuent d'arriver... "Comment ne pas tomber ?", voilà la seule question qui martèle désormais dans ma tête. Je vous passe les détails de ma nouvelle attente, ressemblant grosso-merdo, à la première mais en plus condensée (notre tribu avait doublée).
Enfin, 10 minutes après, un nouveau métro arrive. Celui-là, je dois rentrer dedans coûte que coûte, je devrais déjà être à destination. Je sais, grâce aux marques au sol, que je suis devant l'entrée d'un wagon, une chipie essaye de me bousculer pour me passer devant, je bloque du coude, je suis devenue une guerrière ! Les joues en feu et le rimmel dégoulinant, j'opte pour la tactique du serpent et rampe jusqu'au fond du couloir pour m'adosser aux portes faisant face à l'ouverture. Ca y est, j'y suis ! Plus possible de reculer !
Les portes se referment difficilement et là, la seconde partie de l'enfer commence. A chaque arrêt de nouvelles personnes tentent désespérément d'entrer, souvent sans succès. Nous nous regardons les uns les autres, comme si nous faisions un pari. Elle va rentrer celle-là avec son gros sac ?! Non... C'est bien ce que je pensais ! A ma droite un d'jeuns écoute du hard à fond les ballons dans son casque. Il fallait bien ça pour achever de me mettre de bonne humeur. A ma gauche, un autre mec n'a pas été mis au courant que le déo avait été inventé, il n'a pas la télé chez lui. Devant, je vois une pauvre dame enceinte que personne n'a invitée à s'assoir. Mouais... C'est sûr que le jeune mec de 30 piges ne pourrait pas lever ses fesses de sa place pour la laisser se reposer, il lit Les Echos.
Enfin, me stoppant net dans mes pensées (c'est peut-être mieux ainsi), le métro s'arrête et la lumière s'éteint. C'est une fête surprise, on va faire boîte de nuit ? Ah non, juste un arrêt pour réguler le trafic. Là, une donzelle ayant plongée dans un pot de peinture se met à brailler que "C'est pas normal, qu'elle va être en retard au boulot, que elle, elle n'a pas que ça à faire, etc..., etc...". "Bah oui ma p'tite dame, je suis bien d'accord avec vous mais vous voyez là, vous n'êtes pas la seule à vivre ça et si on se mettait tous à meugler dans tous les sens ce serait encore pire.". J'aurai bien aimé lui dire ça... D'autres aussi à mon avis... Au lieu de ça tout le monde a soupiré, j'ai échangé un sourire semi-amusé avec un beau gosse en costard-cravate près de moi et on a subit ses jérémiades pendant 10 minutes. 10 longues minutes...
3 arrêts avant ma station finale, une dame est tombée dans les pommes à l'autre bout de mon wagon. Des gens bienfaisants ont empêchés que le reste de la foule ne la piétine, l'air de rien, pour sortir et l'ont portée sur le quai en appelant du renfort médical.

Perso, j'ai pu, peu après, m'extirper de cet enfer dantesque et courir à la sortie, vers la petite lumière au bout du tunnel, pour respirer l'air frais. J'ai eu de la chance, je n'ai eu aucune réflexion sur mon retard à mon arrivée ! Sympa, vraiment ! Je ne comprends toujours pas comment, nous, êtres humains civilisés, pouvons trouver normal de s'entasser ainsi dans des boîtes en fer. Nos aïeux ont vécu la même chose mais ce n'était pas pour les mêmes raisons...

Posté par Gribouillimousse à 11:19 - Chroniques d'une rouspéteuse ! - Commentaires [0] - Permalien [#]
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